Heaven #3539 - Des Idées préconçues - 3 Août 2010
Dieu a dit:
Que vous soyez bon et bienveillant ne signifie pas que vous devez en perdre votre souffle. Dans le monde relatif, les gens peuvent évaluer ce que vous dites en fonction de sa valeur en soi ou selon la valeur qu’ils vous accordent. Trop souvent, il arrive que vos perles de sagesse soient apparemment mises de côté. Vous pouvez avoir absolument raison mais on discarte votre sagesse comme si elle n’était rien du tout.
Vous pouvez même affirmer ce qui crève les yeux. C’est comme si vous indiquiez une faute d’orthographe. La personne à qui vous signalez l’erreur dit: «J’aime ma façon d’épeler ce mot. Ça me semble correct.» Vous pourriez lui présenter le dictionnaire mais la personne ne voudrait pas concéder parce qu’elle aime faire les choses à sa façon. Qu’est-ce que c’est que ça?
Vous voulez aider votre enfant ou un ami. Ils vous ont peut-être même demandé conseil. Et vous le leur avez donné. Vous voulez leur faciliter la vie voire leur épargner des chagrins. Voyons les choses en face. Ils veulent faire les choses à leur façon en empruntant souvent le chemin ardu. Ils veulent les faire à leur façon comme si cette façon à eux était sacro-sainte. Ils vont s’accrocher à leur façon de faire pour une vie chère. En réalité, ils ne veulent rien entendre de ce que vous avez à dire. Ils aiment leurs fautes d’orthographe. Vous pourriez avoir raison à mille pour cent mais, malgré cela, ils persisteront à aimer leurs fautes d’orthographe.
Et vous qui êtes en train de secouer la tête et peut-être de claquer la langue, n’avez-vous pas de point sensible dans votre cœur pour vos propres fautes d’orthographe?
Vous dites que vous êtes à l’écoute de votre cœur. Je dis que vous tenez peut-être mordicus à une idée qui est dans votre tête. Vous protégez votre infaillibilité. Vous allez accepter les éloges avec empressement mais non les conseils, même si vous avez invités ces derniers. Vous avez déjà préconçu votre idée. Votre idée préconçue dénote un esprit fermé, mes chers. Souvent il vous est arrivé de ne pas écouter vos propres sages conseils.
C’est comme si vous vouliez aller à San Francisco en toute hâte et qu’un camionneur vous indique sur une carte la route qu’il emprunte deux fois par mois alors que vous vous dites: «Mais j’aime mieux cet autre chemin».
Bien sûr que vous êtes libre d’aller à San Francisco par n’importe quel chemin que vous préférez, au risque d’être en retard, mais alors pourquoi avez-vous demandé conseil au camionneur en premier lieu?
Vous avez le choix d’écouter ou de ne pas écouter. Vous avez le choix de faire perdre le temps de quelqu’un d’autre ainsi que le vôtre, ou non.
Peut-être pourriez-vous gentillement clarifier à l’avance pour vous-même ce que vous trouvez de bon dans la décision que vous avez déjà prise.
D’autre part, si vous voulez honnêtement apprendre quelque chose et que le conseil gratuit que vous avez demandé n’est pas à votre convenance, vous pouvez, si vous êtes sincère, poser des questions telles que: «Pourquoi suggérez-vous ceci? Comment envisagez-vous les deux scénarios? Quel résultat anticipez-vous…?»
Quand vous demanderez plus de renseignements, peu importe ce que vous déciderez, vous aurez, au préalable, fait honneur à la personne qui vous a elle-même honoré.
Si vous êtes celui qui prodigue les conseils, que vos conseils s’avèrent vrais mais que l’autre personne n’écoutera pas, ne pourra ou ne voudra pas écouter, qui est aux prises avec le problème, bien-aimés? Ce n’est pas le problème de l’autre. C’est le vôtre.
Valorisez-vous vous-même tout autant que vous valorisez la personne qui vous a demandé conseil et que vous avez voulu aider. Vous valez le temps que vous consacrez à quelqu’un d’autre. Utiliser votre temps à bon escient. Si on vous demande à maintes reprises votre point de vue et qu’on ne tient pas compte à répétition de votre réponse, alors il est temps que vous vous administriez un bon conseil.
Traduit par Normand
Page originale : http://www.heavenletters.org/a-mind-made-up.html

