Faut-Il Pleurer Parce Qu’On Avance ?
Souvenez-vous que le concept de perte n’existe pas. Tout ce qui a été existe à jamais quelque part. Rien n’est jamais perdu. Il se peut qu’un être aimé soit perdu de vue, et pourtant, aucun amour n’est perdu.
Dans le monde matériel, il se peut que vous pleuriez la perte d’un être aimé ; il se peut également que vous vous inquiétiez du fait que lorsque vous aurez laissé votre corps sur Terre, il n’y ait plus personne pour pleurer cet être aimé. Vous craignez aussi(,) que le jour vienne, où plus personne ne se souviendra de vous non plus. Lorsque vous ressentez ces choses et que vous déplorez une perte, quel genre de réconfort pouvez-vous espérer ?
Il en est de même avec votre animal de compagnie chéri, lorsqu’il vous quitte, sa perte vous affecte et le fait de savoir que personne, non personne d’autre que vous, n’est affecté et ne se souvient de l’amour que l’animal vous portait vous rend triste. Personne n’aimait cet animal autant que vous. Il n’a jamais représenté pour personne la même chose que ce qu’il était pour vous, et qu’il est encore à ce jour.
Vous comprenez bien de quoi il est question lorsque Je vous dis de lâcher prise par rapport au passé. Vous êtes comme une rivière qui s’écoule. La vie s’écoule comme une rivière et la rivière ne pleure pas sur les rivages qu’elle a traversés et qui sont derrière elle. L’endroit où la rivière se trouvait hier était merveilleux et la rivière continue de s’écouler. La rivière est satisfaite d’avoir traversé les rivages qu’elle a traversés. La rivière sait que ces merveilleux rivages existent toujours. Et la rivière a d’autres rivages à traverser.
Faut-il pleurer parce que l’on avance ? Qu’y a-t-il donc à pleurer dans le fait que l’on avance, bien-aimé(e)s ? Pourquoi pleurer ce que l’on a tant aimé ? Se souvenir est une chose. Pleurer en est une autre. Vos êtres chers qui s’en sont allés sont toujours présents, bien ancrés au fond de votre cœur. Ils sont bien ancrés à l’intérieur de vos cellules. Ils sont une partie de vous et ils participent à votre évolution.
Votre cœur détient une photo de tous ceux et toutes celles que vous avez aimés et qui vous ont aimés. Laissez couler les rivières et si les larmes doivent également couler, alors laissez-les couler. Les larmes ont la faculté de vous débarrasser du sel qui brûle vos plaies. En fait, il n’existe pas de sel versé sur les plaies. Il n’existe pas de plaie. Pourtant, lorsque vous pleurez, vos larmes contiennent du sel et le manque se fait sentir, la nostalgie se fait sentir et vous vous sentez perdu(e)s. Où sont passés vos rivages merveilleux ? Ils vous ont quitté(e)s et ils vous ont laissé(e)s désespéré(e)s.
Vous ne voulez pas pleurer, mais une partie de vous veut pleurer. Les rivages s’éloignent et vous vous sentez abandonné(e)s quelque part. Les courants étaient trop forts.
Les vagues de l’océan refluent. Vous n’avez vu qu’une partie de l’océan. Vous ne pouvez pas voir l’entièreté de l’océan en une seule fois. Personne n’a réussi à percevoir un océan en entier d’un seul coup d’œil et pourtant tout le monde sait que l’océan est bel et bien là. Il y a même plusieurs océans. Tous les océans suivent leurs mouvements, les flux et les reflux se font sans qu’ils aient besoin que votre regard se pose sur eux. C’est ainsi que fonctionnent les océans.
L’océan est complet. Même si vous habitez dans une contrée enclavée, vous savez que l’océan existe. Vous n’avez pas besoin de voir l’océan pour savoir qu’il existe. Chaque jour de votre vie, les océans existent et les vagues de l’océan ne cessent de se faire et de se défaire.
Vous ne pouvez pas posséder tous les océans. Si vous pouviez tenir tous les océans dans vos bras, les océans ne seraient plus des océans. Si vous les possédiez et les gardiez pour vous, ils ne seraient plus les océans que vous aimez tant. Souhaiteriez-vous réellement demander aux océans de se comporter ainsi ?
Souhaiteriez-vous vraiment cantonner les êtres qui vous sont chers dans un endroit précis et leur interdire d’aller vers un autre rivage, un rivage plus vaste, un rivage où vous aussi, un jour, vous irez les rejoindre ? Vous êtes lié(e)s à eux à jamais.
Vous, et eux, et votre amour êtes simplement une rivière qui s’écoule. Chacun, chacune de vous suivez les rivages de la vie et plongez dans les profondeurs de l’océan, là où il, ou elle, n’est rien d’autre qu’une explosion d’amour sans fin.
Translated by: Chantal La...Permanent link to this Heavenletter: https://heavenletters.org/faut-il-pleurer-parce-qu-on-avance.html - Thank you for including this when publishing this Heavenletter elsewhere.
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