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Heavenletter™ # 2927 – LES NEIGES D’ANTAN - Publiée le 29 novembre 2008

Heavenletter™ # 2927 – LES NEIGES D’ANTAN - Publiée le 29 novembre 2008

Dieu a dit :
Je sais que cette tristesse vous envahit, et c'est dur pour vous de la laisser vous envahir. Je sais que quelquefois la tristesse est un bourbier dans lequel vous tombez.

Savez-vous quelle est vraiment cette tristesse? Savez-vous d’où elle vient? Elle vient de la temporalité de la vie sur la Terre. La tristesse a à faire avec le temps, le temps du passé et le temps de l'avenir. Si le temps n'est pas vrai, et vous avez une vague impression qu’il ne l’est pas, alors la tristesse qui l’accompagne n'est pas vraie. L'attention sur ce qui n'est pas vrai est simplement l'attention sur ce qui n'est pas vrai. Cependant elle vous absorbe.

Je comprends que votre chagrin soit vrai pour vous, mais vous êtes en train de fouiller dans les vieux coffres, là haut dans le grenier, ressortant de vieux vêtements et de vieilles mémoires. Ou vous parcourez les pages blanches de votre calendrier, et craignez ce qui peut advenir. Vous voyez le temps comme ravageur. Il emporte ce qui vous est précieux, et apporte la tristesse avec lui. Vous voudriez évincer le temps et en même temps vous vous blottissez contre lui.

Vous essayez d'enlever les rides de votre cou et vous avez perdu d’avance. Vous pourriez enlever l'attachement, Mes bien-aimés, et la victoire, car toute votre tristesse est l'attachement à ce qui a été et ne sera plus jamais. Mes bien-aimés, vous pourriez aussi porter le deuil de chaque beau coucher du soleil qui s’éteint à l'horizon, car ce coucher du soleil ne sera plus exactement le même. Il y a une expression, les neiges d’antan. Devez-vous en porter le deuil? Devez-vous porter le deuil pour ce qui s’en est allé?

Votre cœur doit-il être si attaché au passé que vous ne pouvez pas l’ôter de votre esprit? Vous avez du mal à vous en libérer. Lui-même est libre de vous. Vous voulez qu'il reste, ou vous voulez que des parts de lui restent, et il y a des parties que vous voulez lâcher rapidement, et pourtant vous les tenez aussi. Mes bien-aimés, tout le passé doit rentrer dans le même tonneau. Il vous a déjà dit adieu. Maintenant il est temps pour vous de voguer loin de lui, ou de lui dire au revoir.

Vous portez le deuil des mémoires, et vous portez aussi le deuil du manque de mémoire. Vous portez le deuil de ce que vous avez oublié, ou oublié un moment. Vous portez le deuil de la vitesse à laquelle le passé s’en va. Quelquefois vous voulez que le passé s’attarde, même quand vous savez bien que vous devez lui dire au revoir. De toute façon, vous pouvez à peine atteindre une illusion du bout de vos doigts car il a toujours été une illusion et rien d'autre. Rappelez vous l'oasis qui était un mirage, et gardez sa valeur contre vous.

Le fait que les neiges d’antan fondent doit-il vous déchirer? Si vous devez être déchirés, soyez-le. Faites fondre la neige dans votre cœur. Faites fondre le désir. Vos déchirures finiront par fondre aussi et s’en iront, et vous pourrez aussi en porter le deuil. Vous portez le deuil de la fin apparente de tout, comme si laisser derrière ce qui doit rester derrière vous semble maladroit.
Vous essayez de garder toutes les parts quand il n'y a pas vraiment de part à garder.

Vous sentez que la fin d'une ère est triste, même quand c'est une ère que vous vous dépêchez de traverser à toute allure. Vous voulez garder même ce que vous ne voulez pas. Les ans semblent dorer les cotés de la vie, et ainsi ce qui n’est pas précieux le devient.

Ce vrai moment devant vous est précieux. L'arc de l'arc-en-ciel est juste là. Je vous le tends. C'est le vôtre. L'arc-en-ciel d’hier s’en est allé. Demain n’est pas encore venu. Que sera-t-il, Mes bien-aimés? Accepterez-vous ce que Je vous transmets maintenant et laisserez-vous le reste s’en aller?

Traduit par Christine
Page originale : http://www.heavenletters.org/the-snows-of-yesteryear.html