Dieu a dit:
Vous participez à la vie tout en l’observant. C’est comme si vous preniez votre propre photo. Vous pouvez être un joueur clé sur le terrain et pourtant, vous êtes dans un box en train de prendre une photo de vous-même vous activant sur le terrain de jeu. Vous enregistrez chacune de vos actions et faites souvent des reprises et, rétrospectivement, vous soupeser tous les mouvements que vous avez exécutés.
Même si vous en avez beaucoup oublié, vous avez tout enregistré et stocké quelque part. En un sens, vous êtes un thésauriseur de l’expérience sur Terre.
Vous êtes un touriste qui voyage en un pays lointain et vous voulez rapporter avec vous chaque souvenir de paysage et d’architecture, d’art, de nourriture et de gens. Vous voulez rapporter avec vous chacun et chaque chose. Vous voulez rapporter à la maison chaque odeur et chaque nuance de couleur. Vous fixez les souvenirs quelque part à l’intérieur de vous. Votre caméra et votre enregistreuse sont actives en tout temps. Vous ne voulez les laisser s’échapper...
Ce que vous voulez réellement, c’est de tout garder en place. Vous voulez suspendre le temps. Vous voulez rendre l’impermanent permanent. Vous voulez empiler le passé et être capable de le trier, de l’organiser, y tirer des leçons, le garder avec vous tout le temps. Entre-temps, de nouveaux flux d’expériences se déversent et la caméra déclique et l’enregistreuse enregistre et reproduit les scènes. Vous ne voulez pas les laisser s’échapper.
Mais vous avez oublié que la vie sur Terre n’est qu’un moment fugace qui, comme la marée, comme l’aube, comme les saisons, ne peut être retenu. Vous oubliez que vous devez vous délester du passé. De toute façon, vous ne pouvez le retenir et pourtant, vous continuez d’alourdir le bagage que vous avez déjà enregistré dans votre esprit. Votre cher esprit s’embourbe. Vous stockez encore et encore. Vous ressassez délibérément certains secteurs de votre passé dont certains s’imposent à vous. Le passé est comme l’eau qui coule sous un pont. Le passé est comme le journal d’hier. Vous ne pouvez faire une album de chacune de vos expériences. Conserver le passé n’est pas un passe-temps dont vous pouvez parvenir à suivre le rythme. Vous n’aboutissez qu’à un fouillis.
Comme dans la vie, vous ne pouvez conserver toutes vos possessions dans un hangar. Il n’y a pas de place pour elles. Par ailleurs, vous devez vous en défaire. À quoi vous sert-il de les conserver, de toute façon? Tôt ou tard, toute accumulation de comptes-rendus et de souvenirs doit céder la place à ce qui est maintenant.
Voyagez léger, bien-aimés. Ne prenez avec vous qu’un petit havresac ou, ok, un petit sac à dos. Ne trainez pas toute une cargaison avec vous. La vie sur Terre en elle-même n’est qu’un court moment.
Vous ne pouvez réellement mettre l’amour dans vos bagages et pourtant, l’amour va vous accompagner peu importe où vous posez le pied. Prenez de grandes enjambées à travers le terrain de la vie. Vous êtes où vous êtes présentement. Ne cueillez même pas les boutons de roses. Laissez-les tomber où elles doivent tomber.
Vous n’êtes pas destiné à être un collectionneur de la vie. Ne conservez pas les mémentos de guerre ni les chaussettes de bébés. La vie va de l’avant et vous aussi, vous devez aller de l’avant.
Chaque jour, vous êtes une personne nouvelle. Vous ne voulez pas vous encombrer du passé. Vous ne voulez pas être encombré.
Ayez le pied léger, comme Mercure.
Laissez aller tous les souvenirs, toutes les possessions, toutes les conclusions et tout ce qui vous retient. N’empilez pas le passé. Vous êtes un être créé par Dieu au moment présent et vous êtes fait pour cet aperçu d’Éternité appelé instant présent. Autrement, vous vous accablez vous-même. Prenez ce qui se loge bien dans votre cœur, bien-aimés. Prenez-Moi, prenez-vous, prenez-Nous.
Traduit par Normand
Page originale : http://www.heavenletters.org/like-the-tide-like-the-dawn-like-the-season...