Dieu a dit:
Que les pays fassent comme Moi et servent tous les citoyens du monde. Pouvez-vous M’imaginer servant un pays mais pas l’autre? Pouvez-vous imaginer que J’exerce une main ferme et que j’appelle ça Mon devoir? Bien sûr, Je suis responsable envers tous. Et les pays le sont également.
C’est la pensée limitée qui sépare. On peut trouver des justifications plus ou moins honorables et pourtant, elles ne sont que des excuses pour défendre le concept de ”moi en premier”. Que ce thème du ”moi en premier” soit le fait d’une nation ou d’un individu, il exprime une courte vue. On a beau le considérer pratique, mais en réalité, il ne l’est pas. C’est comme se couper les pieds pour s’ajuster aux dimensions du lit. Il n’est ni avisé ni dans l’intérêt des nations et des individus de verrouiller leur cœur. Un pays n’arbore pas un drapeau de haute intelligence pour son égoïsme et un individu ne s’épingle pas une médaille pour son égocentrisme.
Ultimement, un pays exécute les volontés de son peuple. Quand un nombre suffisant d’individus ouvrent grand leurs cœurs, les pays qu’ils habitent ouvrent également leurs cœurs. Au lieu d’agir selon leurs peurs, les pays agiront selon leur amour. Au lieu de se dire: ”Nous devons tenir les autres hors de nos frontières pour notre propre sécurité”, ils se diront: ”Quels bienfaits ceux qui sont au-delà de nos frontières pourront-ils nous apporter? Quelle grandeur et quels cadeaux vont-ils nous apporter par leur sincère désir de venir vivre avec nous? Quels trésors inédits vont-ils nous apporter? Et quels trésors inédits leurs enfants vont-il nous accorder? Qu’irions-nous perdre en adoptant une position de fermeture?”
Qu’adviendrait-il si, au lieu de partir de la prémisse que, pour notre propre bien, nous devons tenir les étrangers à l’écart, les pays partaient de la prémisse que c’est la bonté que nous accueillons sur nos rivages? Ne vaut-il pas mieux penser en termes d’amis plutôt que d’ennemis? Cela n’est-il pas le bon sens? Quelle différence peut faire un minuscule changement dans la façon de penser quand son commutateur passe de FERMÉ à OUVERT!
Parfois je vois les pays se voyant eux-mêmes comme les basses classes de la population, les novices, les associations d’étudiantes et les fraternités d’étudiants très sélectives fonctionnant selon des critères qui ne les avantagent pas eux-mêmes vraiment. Cela doit-il être si difficile de joindre une association étudiante? Que vaut ce faux sentiment de supériorité ou de snobisme? Je croyais que l’humilité méritait plus que l’orgueil.
Je sais que vous êtes ambivalents sur cette question. Certainement, il y a un équilibre à établir entre la prudence et la liberté. Accueil ne veut pas dire laisser-faire. Accueil signifie ouverture de cœur et d’esprit. Ce n’est pas parce qu’un lion ne serre pas les mâchoires et ne mord pas qu’il est pour autant moins qu’un lion. Il n’a pas renoncé à sa nature de lion. Il la garde intacte. Il sait que la fôret n’est pas que pour lui seul.
Nous avons déjà parlé du sujet de donner. Vous avez la possibilité de donner davantage. Vous pouvez aussi laisser aller davantage. Je ne dis pas que vous devez donner tous vos biens matériels à quelqu’un d’autre. Je demande à tous les pays de même qu’à vous en tant qu’individus de ne pas tenir les mâchoires si serrées. Je demande qu’on réfléchisse plus grandement. Je vous demande de détendre les barreaux de votre cœur.
Si tous sont vos frères, alors tous sont vos frères. Si vous ne faites qu’un avec vos frères, alors le monde aussi ne fait qu’un. Un monde d’amour ne pourrait faire de mal à personne, bien-aimés. Vous ajouteriez aux coffres du monde. Laisser entrer une plus grande vision. Laisser entrer plus de potentiels. Il n’est pas recommandé de durcir les artères, ni de durcir les cœurs. Ayez le cœur ouvert et aimez votre prochain d’un plan plus élevé.
Traduit par Normand
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