Heavenletter™ # 3238 – Les Chagrins d’Amour - Publiée le 6 Octobre 2009
Dieu a dit:
Les chagrins d'amour sont comme les douleurs du corps. Ils vont et viennent. Parfois, vous pansez la plaie, ou vous appliquez un liniment, ou votre mère fait une bise à votre bobo. Ou vous vous réveillez le matin suivant, et la plaie existe encore, et pourtant vous n'êtes pas blessés. Vous n'êtes plus dans cet état de blessure. Vous l’avez dépassé. Le mal n'est plus primordial. La profondeur de la douleur est passée, ou vous l'avez faite passer, ou vous continuez à marcher sans le caillou dans votre chaussure. Quelles que soient les cicatrices, elles sont simplement là. Vous pouvez avoir des cicatrices, et pourtant elles ne font plus mal.
Les cicatrices sont comme des souvenirs, et les souvenirs sont comme des cicatrices.
Il arrive un moment où vous laissez le chien allongé endormi, et vous l’enjambez, ou vous marchez sur la pointe des pieds à coté de lui.
Il est possible pour vous de parvenir à un état où votre corps est si résistant qu’aucune cicatrice ne se forme. Si une lame pénètre votre corps, elle en sort en un éclair, et le coup se guérit tout de suite, ou votre invulnérabilité guérit le coup de poignard avant qu'il ne pénètre. En tout cas, la lame n'atteint jamais les organes vitaux. Ce n'est pas vraiment que vous êtes intacts. Vous sentez, et pourtant vous êtes invulnérables. Ça n’a plus d’effet sur vous.
C'est pareil avec les blessures du cœur. Ce sont des blessures du cœur dont Nous parlons actuellement. Votre cœur est ouvert, chaud et tendre, et les blessures ne peuvent plus aller en profondeur. Ou, si elles le font, leur guérison est instantanée. Une blessure plonge dedans, et ressort comme une plume dans un encrier.
Ce n'est pas de philosophie dont Je parle. Il ne s'agit pas de théorie. Ceci est la réalité.
Vous conviendrez que quelque chose qui vous blesse une fois encore ne tient plus une place si éminente. Le mot hostile ne vous touche plus non plus. Plus du tout. Vous haussez les épaules maintenant plus que vous ne tressaillez ou pleurez.
Vous vous promenez le long de la vie, et ce qui se trouve sur le trottoir est là tout simplement, et vous le passez. Il fût un jour où, si vos cheveux n’étaient pas bouclés, vous auriez été à côté de vous-même. Une fois était une fois, si quelqu'un vous avait rabroué ou ne vous avait pas démontré son amour pour vous, vous auriez eu le cœur serré de douleur. Dans le même ordre d'idées, il fût un jour, si vous aviez été celui qui laissait le cœur d’un autre serré, vous auriez baigné dans le remords.
Maintenant, vous savez que tous les passants sur la route de la vie du monde ne sont là que pour une distance trompeuse appelée temps. Maintenant, vous savez que tous les moments de la vie sont passagers, et que vous ne portez plus ce joug.
Maintenant vous savez aussi que la vie n'est pas un tourbillon où vous êtes pris. Vous savez qu'il y a une fermeté et une constance dans la vie qui ne vous quitte jamais. Vous savez que vous êtes plus qu'un homme. Vous savez que votre corps et les événements de la vie ne sont rien de plus que votre corps et les événements de la vie.
Maintenant, vous connaissez l’absence de blessure dans la vie. Au lieu d'être à côté de vous dans le bouleversement, vous savez que vous êtes à coté de vous dans L'immortalité. Vous savez que la seule chose qui se termine est le corps et chacune des douleurs qui l'accompagne, insupportable ou durable, qui semblait courir à côté de vous et maintenant vous dépasse comme une puissance étrange. Si l'étrange puissance essayait de continuer à empiéter sur vous, alors vous la dépasseriez tout simplement.
Quelles étaient toutes ces histoires dans la vie, vous demandez-vous. Quelles étaient toutes ces histoires?
Traduit par Christine
Page originale : http://www.heavenletters.org/heartaches.html